Le rôle de l’infirmière dans les soins de santé préventifs

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Le 15 décembre 2016 Par Richard DesRochers
La prévention dans les soins de la santé est devenue un secteur de plus en plus populaire. En utilisant une variété de méthodes pour éduquer la population et les groupes à risque, l’infirmière joue aujourd’hui un rôle primordial en prévention. 
 
Cependant, ce type de soins de santé soit de travailler à améliorer la santé globale des Québécois est mal défini et surtout très mal organisé dans la gestion de priorités du secteur de la santé.
 
Plusieurs types de prévention
Outre les recommandations générales telles que l’exercice régulier, la gestion du poids, la prévention du tabagisme et de la toxicomanie, le contrôle de la consommation d’alcool ou la lutte contre le diabète, le rôle de l’infirmière doit ou devrait être mieux reconnu. En effet, on devrait encadrer les infirmières et cibler les priorités selon les différents types de prévention, soit la prévention primaire, secondaire ou tertiaire.
 
Prévention primaire
 
Au Québec, la prévention primaire telle que fournir des connaissances de base aux personnes à risque est déjà bien couverte. Les informations quant aux types de vaccins, la prise en charge de la tension artérielle ou bien le contrôle du poids sont déjà bien connues et sont aussi couvertes par les publicités ou les autres types de documentation.
 
Cependant, même à ce niveau, la plupart des patients doivent absolument visiter un médecin pour en avoir l’accès, car aucun bureau d’infirmière exclusif n’existe. Dans le bureau du médecin, le patient peut être vu d’abord par l’infirmière et ensuite par le médecin.
 
Prévention secondaire
 
Pour ce qui est de la prévention secondaire telle que la gestion des risques sur le contrôle d’une maladie comme le diabète, elle est bien reconnue. Mais tout comme la prévention primaire, il faut surtout avoir accès à un médecin pour y avoir droit. Une fois que la maladie est connue et traitée, l’infirmière de prévention secondaire peut très bien gérer le patient sans qu’il soit toujours vu par un médecin.
 
Prévention tertiaire
 
La prévention tertiaire, comme vous le connaissez déjà consiste surtout à exécuter le plan de traitement mis en place par un médecin et d’aider le patient à adopter toutes les modifications de comportement supplémentaire nécessaires, afin d’améliorer son état de santé. Encore ici, cela ne sert à rien de revoir le médecin si le plan de traitement initial n’a pas été suivi. L’infirmière spécialisée en prévention tertiaire devrait être reconnue davantage et ne devrait pas avoir besoin d’encadrement dans des tâches presque routinières.
Prévention de la santé, tous dans le même bateau
 
Il ne faut surtout pas se surprendre qu’au Québec, le mot prévention soit si abusivement exploité par les gouvernements. De plus, on a tendance à catégoriser l’importance de la prévention selon la maladie, telle que la prévention du suicide, de l’obésité ou du diabète. On attend rarement parler de conditions optimales du traitement, de la prise en charge du patient par les infirmières ou les autres types de prévention que les infirmières pourraient f